C'est bien vrai, j'en ai la preuve sur la table de la salle à manger. Les plus belles meurent elles-aussi. Un beau lys, ses pétales séchés autour du vase.
Après l’amour, on se tourne d’un côté on revit ce qu’on a laissé mourir on court vers les notes qui s’envolent.
Dans une tentative de suivre sa musique
On n’est plus désormais qu’anonymes et désincarnés. Ce n’est qu’après l’amour que l’éveil du matin est entier.
C’est là qu’on parle de débandade, qu’on cherche l’introuvable. Qu’on jette du vinaigre sur ses meurtrissures en croyant que tout peut s’arranger qu’il faut du temps ah ! Le temps fait si bien les choses !
Après l’amour on efface les traces d’un passage trop barbare avec un mouchoir ou un bas. Rien de banal s’il s’agit de regrets le passé acquiert en profondeur se creuse laisse grandir l’amertume.
L’évanescence de la passion c’est l’après amour, c’est ainsi qu’on meurt un peu chaque seconde qu’on conjure l’homme et ses obsessives fragilités on renaît mais à moitié.
Après l’amour destructeur et circulaire on veut vivre on cherche dans le geste un souffle un cyclone ramener une sensation fugace. Il n’y a plus d’ambiguïté après l’amour parce qu’on a tout laissé à l’autre.
Après l’amour on a ce goût âpre dans la gorge un goût de fumée sèche et blanche on voudrait tout recracher asperger les murs s’embrumer s’échouer dans l’ivresse d’un possible lendemain
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Il y a 9 ans
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