J’écris froid un froid de pays d’hiver qu’on découvre en courant giflé par les arbres Un froid de Vigneault qui chante et pleure sa poésie au rythme des saisons froid de sapins qui soufflent leur verdure
Froid sevré des cieux mais toujours affamé de vie dans une toundra qui ne change plus de manteau qui n’offre rien sauf son lichen et ses pierres aux loups et à l’homme Froid sans neige et pourtant si blanc froid de patin et de rondelle froid d’espoir et de langue
Froid de noblesse ancienne et de fourrure de pékan d’un fleuve aux eaux rageuses cassées par le brise-glace aux souvenirs des traces que tu laissais jadis des fenêtres que j’ouvrais pour toi pour nous des matins du Québec et de ses rendez-vous ratés
J’écris froid et la terre humide emplit mes narines une terre des hommes et d’un pays à semer un froid de brave qui coure les bois à la recherche de son âme dérobée Froid du nord et des aurores boréales à l’éclat iridescent Une forêt de froidure et de nordicité
Froid de flocon et de solitude des héros anciens montés de toutes pièces mais sur qui tout repose la glace du lac Meech figée comme nos espoirs minces, cassants, dangereux, refroidis
J’écris froid et tout s’efface les souvenirs qu’on a oublié la torture de l’affrontement les territoires disputés Froid comme Montcalm au lendemain des Plaines
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Il y a 9 ans
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